Bashung

Posté par stcyr le 28 novembre 2010

Bashung. Un an déja.
J’ai souvent rigolé avec l’idée que quand un chanteur meurt, c’est une bonne nouvelle, car ça promet l’intégrale.
Bon. J’ai l’intégrale de Brel, J’ai eu celle de Brassens en cassette, copiées par mon père.
J’acheterais bien celle de Barbara, celle de Nougaro.
Pas celle de Gainsbourg, ni Aznavour. Plutôt les meilleurs albums de l’un et une compilation de l’autre.
Et Bashung?
Je voulais l’utiliser comme exemple d’auteur surévalué par la prétention intellectuelle, type Libé.
Mais j’ai relu ses textes pour ça et je ne suis pas sûr.
Comme beaucoup, j’ai connu Bashung par ses tubes et l’album « Novice » que j’avais acheté à l’époque.
J’écoutais ce dernier puisque je l’avais mais je n’aimais pas trop.
Il est la deuxième rupture de Bashung, la première étant  » Play Blessures  » co-écrit avec Gainsbourg et
qui fit un flop ainsi que le suivant écrit également sans Boris Bergman. Il marque un tournant car il contient les première collaboration avec Jean Fauque qui remplacera Boris Bergman comme parolier. Il étrenne une ecriture plus élusive, plus hachée.

Boris Bergman avait initié une manière de double sens,
généralement érotique, qui avait cette poésie de l’étrangeté sans être abscon :

« Elle a tellement plu qu’elle est encore toute mouillée
Elle est encore toute mouillée
Tellement beaucoup qu’elle a plu
Galope, galope
Galope, galope « 
« Douane Eddy » in « Passé le Rio Grande » 1986
Galope se prête au remplacement de l’initiale « G »
(G pour Gisèle qui apparait dans « Roulette russe » et  » Pizza »
ou pour Gabrielle, oh, Gaby?) par une plus sifflante.

Certains textes de Fauque l’ont encore avec plus de gravité, moins de gaudriole mais beaucoup sont surtout obtus.
Je me souviens d’une collègue qui a l’époque de « La nuit je mens » s’écriait
« on m’a vu dans le Vercors sauter a l’elastique! Quelle connerie! ».
Bon, appliquons le filtre Bergman et peut être pouvons nous lire :
« On m’a vu dans le vert corps, sauté à l’élastique, voleur d’Amphore au fond des criques… »
amphore
Mais quoi, souvent, c’est l’impression que fait Godard maintenant : si il y a des clefs, seul l’auteur les a et
chacun projette du sens ou juste un sentiment face à l’opaque du nonsens.

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