supplements d’information

Posté par stcyr le 8 avril 2011

 

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HFT sort « supplements de mensonge ».

Le premier titre, promis à un certain succés, « la ruelle des Morts » est une évocation de l’enfance.Un truc marrant à faire est de trouver cette ruelle en en tapant le nom, Dôle sur google map. Mais quand à l’évocation du Dôle de son enfance, je préfere « Villes natales et frenchitude », 1990. Thiefaine confesse : »J’ai en fait vécu une dépression qui a duré quarante ans. Quand j’ai commencé la chanson, c’était probablement une façon d’extérioriser un certain nombre de choses.« 
« En 2008, j’ai fait un burn out, un pétage de plombs. J’ai fini à l’hôpital, trois mois.« 
« J’ai eu la tête occupée par des idées noires pendant 40 ans, alors quand on m’a enlevé ça, tout à coup, je me suis mis à avoir de la place »
Le Parisien 25/02/11
En effet, comparons:

« Villes natales et frenchitude », 1990
« Voici la statue du grand homme
Sous le spectre des marronniers
Où l’on croqua la première pomme
D’une quelconque vipère en acné
Et voici les murs du lycée
Où t’as vomi toutes tes quatre heures
En essayant d’imaginer
Un truc pour t’arracher le coeur »

« la ruelle des Morts » 2011
« Que ne demeurent les printemps
A l’heure des sorties de l’école
Quand les filles nous jouent leurs 16 ans
Pour une bouiffe de Royale Menthol
Je n’sais plus si c’était Françoise
Martine, Claudine ou Marie-Laure
Qui nous f’saient goûter leurs framboises
En bas dans la ruelle des morts »

« la fievre resurectionnelle » semble parler d’une relation epistolaire via internet oû la femme revée côtoie l’humanité connectée aux quatres coins de la planete. Cela rappelle « la ballade d’Abdallah Geronimo Cohen » 98 oû il évoquait une jeune fille dansant sur la world music par excellence d’Abdallah Geronimo Cohen, ultime produit d’une humanité melangée. Annabel Lee serait un hommage a Poe: http://www.poesie.net/annabel8.htm
La difference notable est que les réferences marines de Poe font place à la flore chere a Thiefaine. Que l’on songe au mediocre « défloration 13″ ou aux excellent « jardins sauvages », 2005

« j’aime rôder vers les fleurs perdues
Dans les jardins sauvages
Aux parfums d’ardoises et de rues
Des villes avant l’orage »

Au fond, c’est un petit gars de la campagne.

« Garbo XW machine » est une etrange ode à la voiture sexualisée.
On est perplexe à voir la bête si on tape XW machine sur google.
Une courte version du « Crash » de Ballard?
Stupide obsession pour les voitures qui s’exprimait deja dans « exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable » 98 : J’me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu après 17 heures 40, au volant du spyder Porsche 550 qui percuta le coupé Ford de monsieur Donald Turnupseed. « 

« Petit matin 4.10 heure d’été » rappelle une inspiration connue, l’insomnie.
L’arrivée du petit matin se confond avec la mort souhaitée.

« Je fixe un océan pervers
Peuplé de pieuvres et de murènes
Tandis que mon vaisseau se perd
Dans les brouillards d’un happy end »

On ne peut que penser à « 113ème cigarette sans dormir »

« Mais moi je n’irai pas plus loin Je tiens ma tête entre mes mains
Guignol connaît pas de sots métiers
Je ris à m’en faire crever ! »
Il n’est pas à se demander longtemps quelle type de cigarette engendre ces visions nocturnes.

L’hommage au tableau « Compartiment C Voiture 293 Edward Hopper 1938″ fait un echo lointain au « Touquet juillet 1925″ oû Thiefaine laisse libre court à son imagination en face d’une photo. Sans grand resultat. On peut aussi rapprocher ce texte des portraits de femme tel « Une provinciale de petite bourgeoisie » 93 ou « Portrait de femme en 1922″ 90. Encore que cette derniere fasse plus penser à ces portrait de putes comme « La môme kaléidoscope » 79 ou « Lorelei sebasto cha » 82. « Infinitives voiles » seraient le pendant curatif et positif du basculement dans la dépression aigue que serait « Petit matin 4.10 heure d’été ». Comme quoi…

Avec « Ta vamp orchidoclaste », Thiefaine parle de l’amie « casse couille » d’un ami.

Pourtant, il n’a pas crache sur les casse-couilles :
« Oh ! Tu n’es pas la première fille qui me tape
Tape-moi encore plus fort, ah ! »

..dans « Groupie 89 turbo 6″ 89
ou « sweet amanite phalloïde queen » 86
« Amour-amok and paradise
Quand elle fumivore ses King Size
Dans son antichambre d’azur
Avant la séance de torture
O sweet amanite phalloïde queen »

On espere qu’il a dépasser ses tendances masochistes.

Mais il n’a pas dépassé ses figures dépressives ,si douce alors a ma vingtaine dépressive, dans « lobotomie sporting club ».

C’est du Thiefaine de caricature.

« Frelons hurlant dans nos crânes
Scorpions rampant dans le crash de nos âmes »

Je reécouterais plutot Ferré chantant le spleen de Baudelaire.

« Les ombres du soir » seraient comme la suite symboliste d’une Marie-Jeanne devenue Ophélie.

« Quebec November Hotel » renvoie aussi à Joe dassin chantant les yeux d’Emilie. Mais cette fois l’hiver gagne.

« Les filles du Sud » est un belle hommage à toute les « Djemila » de Pierre-Philippe.

 

Thiefaine a tout connu, la drogue, l’alcoolisme, la prostitution de sa compagne, la mort des proches :

« La dèche, le twist et le reste » en 78
« Toi tu vis ta vie d’alcoolique
Entre ces quatre murs lamentables
Moi je bricole et je fabrique
Des chansons qui sont invendables
(…)
Et quand on est à bout de fric
Tu fous le camp chez les émigrés
Leur faire découvrir l’Amérique
Dans des passes non déclarées
(…)
Et quand je m’en vais prendre l’air
Du côté des femmes faciles
Tu te jettes sur la bouteille d’éther
Pour ton vol plané à 2000″
Il va mieux. Il a moins à dire. De plus, il s’est laisse convaincre de suivre la mode guitare seche pourri et bidouillages d’ordinateurs de la nouvelle géneration.

Cet album m’a fait acheter celui avec Paul Personne, « Amicalement Blues ».

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